Québécois… Nous sommes Québécois!

Allez, cliquez sur PLAY, qu’on se mette dans l’ambiance, avant de commencer à lire.

Dans les années 70, la fièvre nationaliste qui était présente au Québec a même envahi les comic-books américains traduits par les éditions Héritage. Les résultats furent… Disons, pas toujours heureux.

Par exemple, en 1970, dans l’Étonnant Spider-Man No.8, dans une aventure intitulée La Nuit du Rôdeur, Spidey fait un commentaire comme quoi il est rendu aussi populaire que Pierre Lalonde.

Bien que cette référence a un peu mal vieilli, la prochaine peut encore passer, pour autant que le Capitaine America soit abonné à Vidéotron et reçoit la chaine Prise 2. Cette image est tirée de Capitaine América et le Faucon No.20, dont j’ai déjà parlé dans un billet précédent.

Il existe peu de détail au sujet de Toufik Ehm: On sait qu’il est bédéiste, qu’il est européen, qu’il a longtemps habité au Québec, et qu’il a été traducteur/lettreur pour Héritage. On lui doit cette amusante tentative de rendre les Fantastic Four québécois, avec une référence à Pierre-Elliott Trudeau, Thing qui traite un homme de niaiseux, et La femme Invisible qui commande au restaurant un plat typique de chez nous.

Fantastic Four No.85/86

En plus, il lui donne l’accent. Car en effet, elle ne dit pas tourtière mais bien tourtiére.

Toufik n’étant pas québécois d’origine, ça explique peut-être le fait qu’il n’a probablement pas compris que les mots d’église sont moins un dialecte local qu’un langage vulgaire. D’où les perles suivantes de son cru:

Capitaine America No. 82/83

Dr Droom (Iron Man 61/62)

Sérieusement, personne ne révisait son travail avant d’envoyer les pages sous presse?

Pour terminer en beauté, un autre traducteur a fait une petite erreur en mettant en français The Amazing Spider-Man no.90. Voici la scène originale avec le dialogue anglais:

Et en voici la traduction, tirée de l’album noir et blanc grand format Spider-Man, une Édition de Trésor:

Apparemment, il ne savait pas que flu était le mot anglais pour grippe. Ce qui n’est pas bien grave, puisque ça donne quand même une expression classique bien de chez nous; Avoir le flu.

Comme il le dit lui-même: Quel soulagement!

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Marvel Comics, Spider-Man, The 70s. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Québécois… Nous sommes Québécois!

  1. Martin Guindon dit :

    Rençon? Belle faute en plus…

    Et flu en anglais, c’est grippe pas fièvre (fever)… 🙂

    Très intéressant, merci de partager ces infos!

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  2. M.Clou dit :

    Il n’y a pas un Daredevil qui se passe pendant l’expo 67?

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  3. yves dit :

    En effet ça me rappelle des souvenirs. J’avais ces numéros quand j’étais jeune et me rappelle très bien de la tourtiére et du capitaine america aplati comme une crêpe. Loll Ça doit faire 30 ans de ça mais je crois que ce style de traduction n’est apparu que dans ces numéros. Je ne me souviens pas d’en avoir vu d’autres. Même étant gosse je trouvais ça d’un ridicule. Loll Merçi d’avoir retrouvé ces passages qui ont grandement marqué ma jeunesse.

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  4. Daniel Doyon dit :

    Le Capitaine America No.? que tu recherches c’est le Capitaine America 82/83 de Héritage. En fait ce sont les 2 images du haut de la page 7 de la première histoire (le no. 82). Au plaisir.

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