Les Vengeurs No.76/77

Titres: La Prise des Vengeurs (1e partie) L’Assassin réussit toujours (2e partie)
Date de parution : 1979
Prix : 60¢

L’histoire commence alors qu’un agent disant représenter plusieurs ennemis des Vengeurs recrute un personnage inconnu quoi que réputé pour ne jamais rater sa cible : L’Assassin.  Cet imposant homme encagoulé de plus de six pieds et demi demande un milliard de dollars et un an pour se préparer adéquatement.

Un an plus tard, le Capitaine America interrompt le vol d’une bijouterie par quelques malfaiteurs qui portent des copies de son masque.  Après avoir lancé son bouclier pour arrêter le dernier, il se fait tirer dessus par l’Assassin.

L’assassin offre mille dollars à une vieille dame pour qu’elle appelle la police pour leur signaler le meurtre de Cap.  On ne reverra plus la dame.  Et pour cause : L’assassin avait empoisonné les billets de banque.  Quant aux voleurs de bijouterie, eux non plus on ne les reverra plus.  Et pour cause : L’assassin avait empoisonné leurs masques.

Cap n’est pas mort, il est dans le coma seulement.  Et pour cause : L’assassin avait empoisonné son projectile avec des radiations.  C’est parce que le plan de l’Assassin consiste à rendre Cap mourant afin d’attirer les Vengeurs à son chevet, et ainsi les éliminer à l’hôpital.  Remplacez « malade » par « mort », et « chevet » par « funérailles », et vous avez une reprise du plan de Madame Hydra (Voir Capitaine America No.3).

Hawkeye s’en va à l’hôpital où on soigne Cap et se fait attaquer par deux méchants qui arrivent à rester discret, malgré le fait qu’ils se baladent dans les corridors tout en étant armés, et en masques et costumes d’envahisseurs extraterrestres.

Évidemment, les flèches se montrent plus fortes que les pistolets à rayons et Hawkeye les met en fuite.

La 2e partie commence alors que Le Faucon, La Sorcière Rouge, Beast, La Guêpe et Yellowjacket se morfondent dans la maison des Vengeurs.  Ils sont observés par des tireurs de l’Assassin, l’Escouade C,  qui les visent un à un via une mire de fusil, sans pourtant en tirer un seul. Ils reçoivent ensuite des instructions par walkie-talkie comme quoi il faut éliminer toutes les cibles, pas un seul Vengeur ne doit survivre…

… Sauf qu’ils doivent d’abord attendre que les cibles principales soient éliminées. Pourquoi attendre que ceux à l’hôpital meurent avent de tirer ceux qui sont en ce moment à leur merci? Aucune explication logique n’est donnée.

Dans la salle d’opération, c’est Thor, sous son identité de Donald Blake, qui va procéder à une chirurgie sur Cap (qui porte toujours son masque). Afin de cacher que Don Blake et Thor ne font qu’un, Iron Man a fabriqué un robot à l’effigie de Thor pour monter la garde devant la salle. Parce que oui, Iron Man est tellement parano qu’il pense que l’absence de Thor démontrerait automatiquement que Don Blake et lui ne font qu’un. Il peut bien être alcolo, tiens!

Une infirmière vient porter du café à Iron Man et Hawkeye.  Peu après, ils se sentent étourdis et faibles.  Et pour cause : L’assassin avait empoisonné le café.

C’est à ce moment qu’ils sont attaqués par l’Escouade D. Iron Man et Hawkeye perdent connaissance, mais Vision massacre l’Escouade à lui tout seul. L’Assassin arrive et lui colle un cossin électronique dans le dos, ce qui le paralyse.

Puis il s’en va pour tuer Don Blake, mais se fait arrêter par Hawkeye (qui a vomi son café avant que le poison n’atteigne son cœur), Iron Man (qui a un cœur artificiel immunisé au poison) et Vision (qui s’est fait décoller le cossin du dos par Hawkeye et Iron Man).

Un p’tit coup double de répulseurs plus tard, on voit que l’assassin est en fait une femme, ce que personne ne savait. Voilà pourquoi, lorsqu’elle rejoint l’escouade j’sais-pu-quelle-lettre, ils ne la reconnaissent pas comme étant l’Assassin, et ils l’assassinent.

Iron man, Hawkeye, Vision et Thor (qui a apparemment eu le temps de finir de recoudre le Capitaine America) arrivent et démolissent l’Escouade A&W (mettons).

À la dernière page, probablement parce qu’ils n’avaient plus assez d’espace pour dessiner la conclusion, ils nous la livrent sous forme de texte, devant probablement évoquer un article de journal.

Dans l’épilogue, l’agent qui a engagé l’Assassin se fait engueuler par son fils. Parce que, imaginez-vous donc que finalement, l’Assassin était sa fille. Quelle twist inattendue. Remarque, elle est tellement pas-rapport, c’est un peu normal qu’on ne s’y attendait pas.

L’agent prend un fusil tandis que la traduction de ses paroles tombent en bas de la bulle. Puis, il tire son fils et se tire une balle dans la tête. On ne les reverra plus jamais.  Et pour cause : l’Assassin avait probablement empoisonné les balles.

Critique :
Dès le départ, petit blooper : Dans tout le comic, on voit que la cagoule de l’Assassin lui couvre entièrement le visage. On ne serait donc pas supposé lui voir la yeule en couverture.

Pour un gars (pardon : une femme) qui a pris un an à s’organiser, l’Assassin accumule les fails dans ses plans et son organisation. Par exemple: Vous vous rappelez de l’Escouade C qui avait Le Faucon, La Sorcière Rouge, Beast, La Guêpe et Yellowjacket dans leur ligne de tir? On ne saura jamais la suite car on ne les reverra plus du reste du comic, ni ces Vengeurs-là ni l’Escouade C.  On suppose que l’Assassin avait empoisonné leur walkie-talkie.

Lorsqu’il paralyse Vision, l’Assassin lui dit que le cossin va augmenter l’énergie solaire en lui jusqu’à ce qu’il explose, et que cette explosion éliminera ses camarade Vengeurs.  Bon plan!  Reste à savoir comment, dans les corridors d’un hôpital, il pourrait absorber de l’énergie solaire pour commencer.

L’Assassin se rattrape cependant lorsqu’il reçoit un appel de l’Escouade B qui lui disent qu’ils ont tué Thor. L’assassin constate qu’il ne s’agit pas de Thor mais bien d’un robot. De là, il en arrive à la conclusion extrêmement logique que si Thor est un robot, alors Don Blake est Thor. Comme quoi Iron Man n’était pas si parano que ça, finalement.

Lorsque Iron Man enlève la cagoule de l’Assassin et qu’on voit que c’est une femme, alors soudainement son costume lui moule le corps en mettant en évidence des courbes féminines qu’il/elle n’avait jamais eu(e) jusque-là.

Mieux encore : L’assassin(e) perd sa taille imposante, rapetissant d’au moins un pied et perdant la moitié de sa masse.

J’aime bien le fait que l’agent s’est rendu compte que son fils n’avait pas la personnalité d’un assassin dès sa naissance.  Probablement parce qu’il s’est laissé donner une claque su’l’cul par le docteur, sans s’être ensuite vengé en étranglant le docteur avec son cordon ombilical.

Traductions boiteuses :
« Hot headed » devient ici « chaud », ce qui donne une phrase un peu bizarre.

« Tossing my cookies », signifie « vomir » .  Ça a été traduit mot-à-mot, donnant un truc qui ne veut rien dire en français.

Oublier une virgule peut complètement changer le sens d’une phrase.  « You murdered her, old man! », qui aurait dû devenir « Tu l’as tué, père! » est devenu ici « Tu as tué son père! », ce qui n’a aucun sens puisqu’il s’adresse au père de l’Assassin.

Enfin, je ne sais pas si on peut parler de mauvaise traduction ou bien une faute d’inattention du lettreur, mais… Avez-vous remarqué le titre du chapitre dans lequel Cap passe en chirurgie?

Détails technique:
Ceci est la version française de Avengers #145 et 146.  Cette histoire vient interrompre la saga des Vengeurs contre La Couronne du Serpent, dans laquelle ils combattent le Président des USA ainsi qu’une équipe de super-héros d’une autre terre, l’Escadron Suprême. C’est que, originalement, cette histoire devait être un numéro spécial nommé Giant Size Avengers #5. Marvel a décidé à la place de couper l’histoire en deux parties et de les publier dans la série afin de laisser le temps aux scénaristes et dessinateurs de rattraper leur retard avec la saga de la Serpent Crown.

À cause de ça, l’histoire avec l’Assassin met en vedette une vieille équipe de Vengeurs.  Histoire de faire tout de même accroire que ça se passe dans le moment présent, ils ont redessiné les deux premières pages et un tiers de la seconde partie pour y mettre les Vengeurs actuels: Le Faucon, La Sorcière Rouge, Beast, La Guêpe et Yellowjacket…  Un oeil exercé peut s’en rendre compte dans l’exemple plus haut, où les visages des Vengeurs dans la mire du fusil sont dessinés d’un style différent du reste de la BD.

Somme toute, pas une mauvaise lecture. C’est juste que, comme c’est généralement le cas avec les numéros de remplissage (« filler issue »), c’est une histoire pas rapport qui nous déçoit un peu parce qu’elle ne  fait en rien avancer l’histoire qu’elle interrompt.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Capitaine América, Comic de remplissage (filler), Comics Héritage, Les Vengeurs, Marvel Comics. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Les Vengeurs No.76/77

  1. Encore un super article! Je lis de plus en plus les articles de ton blog… ils sont top! bravo et bonne continuation. Slevin

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