L’Étonnant Spider-Man No.1

Titre: La proie du Vautour
Date de parution : 1968
Prix : 20¢

Résumé : Spider-Man, blessé à un bras et désorienté, se bat contre le vautour, jusqu’à ce qu’il tombe par terre, assommé.

Alors que le vautour se rapproche pour s’assurer qu’il est mort, Spider-Man se relève et lui casse la source d’énergie de son costume.

Le Vautour s’enfuit et Spider-Man perd connaissance.

Fin!

Bon, ok, y’a une scène où Gwen Stacy, en compagnie de son père, regarde la bataille de Spider-man contre le Vautour. Et une autre où Mary-Jane montre à ses matantes qu’elle a changé de coiffure.

Mais sinon oui, en gros, c’est vraiment juste ça.

Critique : D’abord, les fleurs: En comparant avec L’incroyable Hulk No.1, on voit une nette amélioration dans la traduction.  Et si la couleur est baveuse dans quelques images, elle est bien mieux faite et surtout moins criarde.

Maintenant, le pot: Comme ce fut le cas on nous offre encore une fois un premier numéro qui se passe au beau milieu d’une bataille déjà commencée. Et quand je dis au milieu, je veux dire que dans la version originale anglaise, l’histoire se passe dans Amazing Spider-Man Nos 63, 64 et 65, et que ce numéro 1 en français est le 64 anglais. Par conséquent, ils auraient peut-être dû modifier le résumé à première page. Parce que parler d’un numéro précédent alors que c’est le No.1, ce n’est pas tellement logique.
Surtout qu’il faudra attendre les années 90 avant que le concept du « numéro zéro » fasse son apparition.

Ensuite, je ne sais pas si c’est le rythme hyper rapide des batailles dans les comics actuels qui me donne cette impression, mais ce match contre le Vautour est tellement lent que c’en est pénible.  Pendant la majorité du comic, ils ne se donnent rarement plus qu’un seul coup par page. Voyez plutôt :








Perso, la raison principale pourquoi je considère que The Amazing Spider-Man #64 est un piètre choix pour faire un numéro 1 en français, c’est que ce numéro nous donne une très mauvaise idée de la force de Spider-Man. Sérieux, dans ce numéro, on dirait un homme avec la force proportionnelle d’un… Ben, d’un homme.  Un homme qui manque de sommeil, parce que tout le long il est étourdi et désorienté.

À part ça, non content de traduire le texte, on tente ici de traduire les noms des personnages. Ainsi, Peter (Parker alias Spider-Man) devient Pierre, et Gwen (Stacy) devient… Louise!?

Et comment traduit-on « Betty Brant et Ned Leeds du Bugle »?

Ça peut nous paraître ridicule maintenant.  Mais pour leur défense, je dirais que c’est seulement parce qu’ils ne s’y sont pas tenus. Après tout, nous avons été habitués à d’autres noms francisés que nous considérons encore irréprochables aujourd’hui, par exemple:

  • Fred Flintstone -> Fred Caillou
  • Barney Rubble -> Arthur Laroche
  • Wilma -> Délima
  • Betty -> Bertha
  • Pebbles -> Agathe
  • Bedrock -> St-Granite

Mais bon, tant qu’à faire, ils auraient été aussi bien de traduire Spider-Man par L’Araignée. Ça marchait bien dans le dessin animé.

Allez, tous ensemble, on connait les paroles:

L’Araignée, l’Araignée
Fait une passe à Cournoyer
Cournoyer tombe su’l’cul
L’Araignée compte un but

…En tout cas, c’est cette version-là dont je m’en souviens.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article a été publié dans Comics Héritage, Marvel Comics, Spider-Man. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour L’Étonnant Spider-Man No.1

  1. François Bourdages dit :

    Lise Roy et Paul Lafortune du Clairon? Je ne l’avais pas remarqué. Je crois qu’en autorisant la traduction, Marvel aurait du exiger un suivi plus attentif. Puisque les EH ont eu l’autorisation de traduire le tout, ils se sont dit :  »Go!, on traduit les boys! On a carte blanche. »

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  2. François Bourdages dit :

    Et dans la dernière case de ton billet, justement dans la fameuse traduction, il est bizarre de voir l’accent de la lettre  »é » de  »fiancé » après le  »e ». ??? Pas assez d’espace? Alors on le mettra après!

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  3. François Bourdages dit :

    Et pour finir, encore dans cette même case, une belle faute d’orthographe : ancore. J’imagine qu’il devait être très tard quand ils ont fini de travailler. Quoi qu’il est vrai que l’Office québécois de la langue française n’a vu le jour que 1977. Donc, les fautes d’orthographe, aussi évidentes soit-elles, étaient permises à l’époque.

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