Les Fantastic Fourrent

Le piètre jeu de mots de ce titre vient du fait que l’on retrouvait parfois des trucs très adultes dans certains numéros des Fantastic Four.  Généralement à cause du traducteur.

Commençons par Fantastic Four No.2, qui se trouve à être l’équivalent du numéro 79 américain. En voici les couvertures:

Tout d’abord, admirez comment ils ont traduit le slogan qui est The World’s Greatest Comic Magazine. Voici la couverture originale:

Et en voilà la traduction:
Wow! Barrer le tout au feutre. Ça c’est d’la job de graphiste!

Comme il arrive trop souvent, certaines erreur dans le texte sont dues au traducteur/lettreur qui déconne. Ainsi, dans ce comic, le nom du vieux chef indien passe de Canard Silencieux à Renard Silencieux. Il faut avouer que ce dernier est tout de même moins ridicule.

Ça n’empêche pas le traducteur/lettreur de parler de vastes ressources en huile sous la terre. Apparemment, il ignorait que le mot oil, dans ce cas-ci, se traduit par pétrole.

Le problème avec le lettrage cursif, communément appelé lettres attachées, c’est que ça sabote parfois la clarté du texte. Par exemple, dans la dernière bulle de cette image, au lieu de voir « Oui, mes amis! »

… j’avais d’abord lu « Oui, mes anus! »

Et maintenant, passons au trucs vraiment adultes, ceux qui justifient le titre du billet de cette semaine: Dans Fantastic Four No.29, Ben Grimm / La Chose / Thing dit un truc que je ne m’attendais vraiment pas à lire dans une publications destinée aux enfants.
Mais bon, c’était une époque encore innocente dans laquelle la majorité de la population ne voyait pas de mal à associer les mots prêtre, orgie, et gai. Ça n’a pas duré.

Passons à Fantastic Four No.39, où on voit une scène de bagarre entre Thing et Sandman, l’homme de sable. À l’époque, non seulement on parlait beaucoup en se balançant des directs sur la gueule, on s’insultait avec une intensité rare.
PARDON!?

Come on, Thing! T’as pas d’classe!

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
Cet article, publié dans Cochonçetés accidentelles, Comics Héritage, Fantastic Four, The 70s, Traductions de merde, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Les Fantastic Fourrent

  1. Bon sang, mais c’est qu’il dit des grossièretés ce Ben Grimm. J’avais pourtant rien vu à l’époque avec mes yeux de gamins. Belles trouvailles encore cette semaine!

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  2. Pierre Jolicoeur dit :

    Et l’effet sonore « FOOM » n’était pas fortuit dans ces années-là puisque Marvel « ploggait » son fan-club FOOM ( « Friends Of Old Marvel » ) ainsi dans presque tout ces comics de l’époque.

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