Montréal chez Marvel Comics

J’ai trouvé d’autres apparitions de Montréal dans les comics depuis mon article d’il y a deux semaines, et celles-là sont toutes de Marvel.  

En 1977, lorsque j’étais enfant, je me souviens d’avoir vu un reportage   à Télé-Métropole     au Canal 10     à CFTM   à TVA au sujet d’un cascadeur masqué portant un flamboyant costume.  On l’y voyait, attaché sur le toit d’un DC-8 en plein vol.  Les journalistes québécois l’avaient baptisé L’Homme Volant, une mauvaise traduction de son nom véritable, The Human Fly.  Faut tout de même reconnaître que ça sonne mieux que La Mouche Humaine.  Il est même passé en entrevue dans un talk show nommé Parle parle, jase jase animé par Réal Giguère, si je me souviens bien, à l’occasion de son passage à Montréal.  Il était venu dans le but d’y accomplir une cascade spectaculaire: Battre le record d’Evel Knievel.  Knievel avait sauté en moto par-dessus 13 autobus. Fly s’était mis comme défi d’en sauter le double, au Stade Olympique de Montréal, pendant l’intermission du show de Gloria Gaynor.  

Ce même Human Fly avait sa propre série de comics publiée par Marvel.  Et dans The Human Fly no.11 paru en juillet 1978, il se rappelle de la dernière fois où il a donné un show à Montréal.  Ce même show dont je parle plus haut.


Apparemment, le Stade Olympique est situé dans le Vieux Montréal, près de La Cour d’Appel Fédérale, coin Notre Dame et St-Gabriel.

Je suis étonné que le dessinateur n’ait trouvé aucune référence photo pour une  structure aussi connue que le Stade Olympique de Montréal.  Je veux bien croire que c’était à l’ère pré-internet, faut pas oublier que deux ans plus tôt, lors des olympiades de ’76, des photos de l’endroit étaient publiées dans tous les journaux de la planète.




Voici la version filmée du saut:

 Dans le comic, l’Homme Volant s’est remis de son accident et a poursuivi sa carrière de cascadeur.  Il devient même chanteur, histoire d’annoncer, à la fin du comic, la sortie prochaine de l’album du vrai Human Fly.


Mais dans la vraie vie, non seulement cet album n’est-il jamais paru, L’Homme Zipper n’a réalisé que ces deux cascades.   Et après l’échec de son saut au Stade Olympique, il a totalement disparu.  On en parle aussi sur sa page Wikipedia.  L’accident, et plusieurs autres détails au sujet de la courte carrière du Human Fly, est également relaté sur la page The Rocketman.com, section Human Fly, par celui qui a construit sa moto-fusée. (Image tirée de cette page.)

Passons maintenant à Alpha Flight no.30, car s’il y a une série de Marvel où Montréal est le plus souvent représenté, c’est bien chez cette équipe de super-héros canadiens.  On y voit leur chef, Heather Hudson, se rendre à l’Hôpital Général de Montréal, découvrir que son coéquipier Madison Jeffries (Mutant pouvant remodeler le métal) a un frère, Lionel Jeffries (Mutant pouvant remodeler le corps humain).  



Pour être franc, je ne reconnais pas tellement l’architecture, peu importe sous quel angle je regarde l’hôpital.  Mais c’est peut-être juste moi.  

Dans le numéro suivant, toujours à Montréal, l’équipe affronte Deadly Ernest, un homme mort revenu à la vie grâce à Lionel qui l’a reconstitué.  Ernest a le pouvoir de tuer d’un simple contact physique.  Le tout est dessiné par un pré-Hellboy Mike Mignola, dont le style est rendu méconnaissable par l’encrage de Gerry Talaoc.




Cette rue a un petit feeling Sainte-Catherine près de St-Laurent des années 80, à ceci près que la Loi 178 n’aurait pas permis l’affichage unilingue anglais pour les commerces.

Deadly Ernest est d’abord apparu dans Alpha Flight numéro 7 (1983), et a été tué dans le numéro suivant par Nemesis, que l’on n’a plus revu depuis.  Puisque Ernest est revenu, alors Nemesis aussi.


Place d’Armes, la statue de Jacques Cartier, le musée de la Banque de Montréal, tout est fidèlement représenté.  À ce détail près qu’il s’agit de Paul Chomedey de Maisonneuve et non Jacques Cartier. 

On retourne donc à l’hôpital où les membres d’Alpha Flight s’apprêtent à quitter Lionel. Là encore, peu importe sous quel angle je regarde l’hôpital, ce dessin semble plus l’évoquer que le représenter.

Un infirmier leur apprend que le corps de Deadly Ernest est disparu de la morgue.  Ils se lancent à sa poursuite, tandis que Nemesis survole la silhouette de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde.


Le décor me semble évoquer l’UQÀM, coin Ste-Catherine et St-Denis.

Ça signifierait que la station de métro est Berri-UQÀM.  Elle me rappelle plutôt la station Peel, sans toutefois lui ressembler tout à fait.  Quant au panneau de métro, c’est presque ça!

Cette manie de dessiner les choses semi-ressemblantes (à part pour Place d’Armes) me donne l’impression que Mignola aurait déjà visité Montréal et l’aurait redessiné selon ses souvenirs, plutôt qu’en utilisant des photos en références.

Alpha Flight et Nemesis retrouvent Ernest.  Ce dernier arrive à affecter la moitié des héros de son toucher mortel, avant de s’enfuir dans le tunnel en prenant Heather en otage. 

Tandis que Nemesis utilise ses pouvoirs pour garder les victimes en animation suspendue, elle prête sa lame à Puck qui re-découpe Ernest en morceaux, avant que ceux-ci se fassent écrapou par un métro qui aurait été déjà plus ressemblant s’il avait été de la bonne couleur.

Nemesis utilise sa lame pour rendre aux victimes leur énergie vitale, et tout est bien qui finit bien.

Passons maintenant à Uncanny X-Men.  Dans le numéro 414 (2012), Charles Xavier se rend à Montréal recruter Jean-Paul Beaubier alias Northstar.  Montréal y apparaît en spash page, aux pages 2 et 3.  Un Montréal apparemment situé au bord de la mer.

Vous en voulez une, cherchée loin?  En 1950, il y avait une série mettant en vedette un agent secret américain, Kent Blake of the Secret Service. Chaque comic avait plusieurs courtes histoires. Dans le numéro 3, la seconde s’intitule The Stolen Plans.  Kent fait équipe avec un agent secret de France, Monsieur Lavalle, pour intercepter des communistes qui essayent de transmettre un microfilm. En écorniflant un agent ennemi, Kent se fait repérer et assommer. L’histoire se déplace éventuellement vers Montréal.


Bon, on ne voit de Montréal que des arbres et des rails de chemin de fer.  Mais la place est mentionnée, c’est déjà ça.  

Enfin, il arrive parfois, très très rarement, qu’une ville du Québec autre que Montréal ou Québec soit représentée chez Marvel. C’est le cas de Sainte-Anne de Beaupré, dans Alpha Flight vol.1 no.81, où on voit que Jeanne-Marie Beaubier / Aurora est devenue religieuse.


Le dessinateur ne s’est pas fait chier à dessiner l’église.  Il en a juste passé une photo à la photocopieuse.

J’ai plusieurs autres exemples de Montréal chez Marvel, mais ça doublerait la longueur de l’article.  On y reviendra dans deux semaines.  En attendant…:

LA SEMAINE PROCHAINE: Captain America et Bucky passent leurs vacances de Noël à Québec, sur les glissades de la Terrasse Dufferin, capturant des espions nazis sur l’Île d’Orléans.

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Et à part de t’ça.
Lorsque je ne suis pas occupé à écrire au sujet des BD des autres, je fais les miennes.  Voyez ma série La Clique Vidéo sur la page Requin Roll, dont voici la planche numéro 6.


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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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