Captain America et Bucky à Québec

Il y a deux semaines, dans l’article La ville de Québec chez Marvel et DC, je disais ceci:

La ville de Québec est apparue pour la première fois chez Marvel en 1943 sous le crayonné de Syd Shores encré par Vince Alascia.  C’était dans Captain America vol.1 n° 27, à l’époque où Marvel s’appelait encore Timely Comics. Je n’en ai hélas trouvé que cette seule image, sur le net.

Quelques jours plus tard, j’ai reçu un superbe cadeau de la part de Sim Theury: Une copie de Captain America no.27. Grâce à sa générosité, j’ai aujourd’hui le plaisir de vous présenter cette aventure dans son intégralité.  


Que Captain America n’utilise pas d’arme à feu en pleine seconde guerre mondiale, on a tous été habitué à l’idée.  Ça rend encore plus surprenant le fait que Bucky, qui a entre 12 et 14 ans, utilise une mitraillette, modèle Chicago / Al Capone et non un modèle de l’U.S. Army, et tire les nazis en pleine tronche.

Ce comic contient deux aventures de Cap & Bucky, et une de La Torche Humaine (Jim Hammond, l’originale torche humaine, et non Johnny Storm) et son partenaire adolescent en slip, Toro.  On va se contenter de lire l’aventure de Cap qui se passe à Québec.  C’est parti!


Plutôt minuscules, les bûchers.  À peine de quoi réchauffer les bottes.





Si la ville de Québec est bien représentée, on ne peut pas en dire autant de la langue française.  











































Le bilan.
Côté représentation de la ville de Québec. 1942, c’était un peu avant moi, alors il me serait difficile de comparer le Québec de cette BD avec le Québec réel de l’époque.  Mais dans l’ensemble, le dessinateur a l’air d’avoir été bien documenté.  On reconnait bien le Château Frontenac.  Il y a même une apparition de la statue de Champlain de la Terrasse Dufferin, du moins son piédestal. 

Par contre, le scénariste était peut-être un peu en retard sur les nouvelles. En 1942, ça faisait sept ans que le pont de l’Île-d’Orléans existait.  Il n’y avait donc plus besoin de créer un pont de glace.

Côté langue française parlée et écrite, le peu qu’il y a est loin d’être parfait.

  • Je vois mal un canayen-françâ dire dans un moment de colère « Sacre bleu! Diable! L’enfant terrible. »
  • Pas de Monsieur, mais m’sieur, m’sieu et m’sier.
  • Chambers a lours au lieu de chambres à louer.

Curiosités diverses.
Les lignes rouges et blanches de l’uniforme de Cap lui couvrent le ventre mais non le dos.  Or, officiellement, dans l’univers Marvel, ce costume aux lignes manquantes appartient au faux Captain America des années 50. Je suppose que Timely Comics n’était pas l’univers 616.

Ah, et ce comic est un superbe exemple de propagande de guerre dans lequel on démonise l’ennemi.  Dans notre réalité, les allemands de la seconde guerre mondiale étaient reconnus pour être majoritairement beaux.  Ici, ils ont des tronches de néandertaliens.

Merci à Sim Theury pour sa précieuse collaboration.  Allez visiter sa page Le Cabinet de Curiosités Marvel

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Et à part de t’ça.

Lorsque je ne suis pas occupé à écrire au sujet des BD des autres, je fais les miennes.  Voyez ma série La Clique Vidéo sur la page Requin Roll, dont voici la planche numéro 7.

 

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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Un commentaire pour Captain America et Bucky à Québec

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