Les pubs du Restaurant Ste-Marie, par Albert Chartier (1968-1970)

Il était une fois, dans le St-Hyacinthe des années 60, un restaurant nommé Ste-Marie.

Dans le journal Le Clairon de St-Hyacinthe du 24 juillet 1968, on y voit une pub pour ce resto. Celle-ci ne contient que du texte.


Texte dans lequel on n’a pas l’air d’être sûr si on dit marmalade ou marmelade.

Considérant probablement que ce n’était pas assez accrocheur, ils embauchèrent Albert Chartier pour leur dessiner des pubs.  Et c’est ainsi que, de 1968 à 1970, il commença à leur faire des gags à rythme quasi-hebdomadaire.  

Dès la seconde pub, on sent du recyclage de gag de Onésime.

L’actualité l’inspire également.  Comme ici, la visite du Général De Gaulle.


Ainsi que les manifestations étudiantes de ’68.

Et c’est à partir d’ici qu’il va se concentrer sur le p’tit couple du début, et que la série prendra le nom de Nos Tourtereaux.

Et on commence l’année 1969 en apprenant le nom de la mariée: Diane.

… Qui devient Louise la semaine suivante.

Le mari, lui, s’appellera Tom.

Et une bonne vieille joke de goût de femme enceinte pour annoncer un heureux événement chez nos tourtereaux

Cette image démontre à quel point Chartier maîtrise l’art de la pose dynamique.  Pas une seule ligne de mouvement n’est nécessaire pour les personnages.  Tout est dans la pose.

Reprise d’un gag de la série Onésine, avec Zénoïde et son chiro.

Et v’là qu’elle redevient Diane.

Image reprise, texte différent

Tiens?  Ici Tom devient Albert!?  Il aurait plutôt un visage pour s’appeler Adolf.

On reconnait la femme mais pas l’homme. La jeune mariée aurait-elle un amant?

Cette image nous confirme que finalement, elle s’appelle Louise.

… Pour devenir Nicole la semaine suivante.

Encore de l’actualité, les premiers hommes sur la lune.


La génération née après les années 60 ne se doute pas à quel point l’alunissage a changé la face de la lune dans l’imaginaire populaire de l’époque.  Cette image nous en donne une petite idée.



Allons bon!  Maintenant c’est Tom qui change de nom pour Alcide.

Et v’là que Tom-Alcide devient Léon.


Gag recyclé, dessin différent.  Et Tom Alcide Léon (Albert?) qui devient Raymond.

Case très semblable à celui d’un gag de Onésime.

Gag d’actualité, rapport que ces années de libération sexuelle ont amené sur le grand écran son lot de films romantico-érotique, tel le fameux (l’infâme?) film québécois L’initiation.

CKBS était la station de radio de St-Hyacinthe.  

Et voilà qui met fin à l’année 1969.



Et ce fut là le dernier gag dessiné pour le Restaurant Ste-Marie.  Quelques semaines plus tard, le restaurant annonça sa réouverture suite à des rénovations.  Et à partir de là, leur publicité fut toujours la même d’une semaine à l’autre.  Terminé Albert Chartier et ses tourtereaux.

Le clairon ne fut pas le seul journal à publier des gags des Tourtereaux.  Il y en avait aussi dans Le Courrier de St-Hyacinthe, différents de ceux du Clairon.  On y reviendra dans un prochain billet.  Ou si vous êtes pressés, vous pouvez les chercher dans les archives du Courrier à la BANQ.

A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et obsédé textuel.
Cet article a été publié dans BD québécoise, Dans les journaux. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Les pubs du Restaurant Ste-Marie, par Albert Chartier (1968-1970)

  1. Diane Rajotte-Skinner dit :

    de très bons souvenirs du restaurant qui appartenait à mon frère Gilles Rajotte à cette époque. D’ailleurs une bonne partie des pubs était basée sur mon histoire – je venais de me marier le 20 juillet 1968 avec Tom et mon père Rosario Rajotte avait contracté monsieur Chartier afin qu’il prépare une série de pubs à cet effet.

    Aimé par 1 personne

    • Steve Requin dit :

      Alors Diane et Tom, c’est vous, les tourtereaux? 😀 Wow! Merci de cette précision, qui constitue une belle page d’histoire de la carrière de monsieur Chartier.

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      • Diane Rajotte-Skinner dit :

        effectivement, c’est moi! mon père m’a même légué certains originaux des pubs créées par monsieur Chartier. A cette période mon père était le propriétaire du journal Le Clairon et m’a donné aussi certaines plaques de métal (plomb?) gravées des pubs en question – qui ont servi pour l’impression dans le journal.

        Aimé par 1 personne

  2. André Prévost dit :

    Bonjour je suis à la recherche du journal Le Clairon du 04 juin 1969 au 03 juin 1970 je les aient obtenus sur BanQ virtuel mais j’aimerais les avoirs papiers peut être que vous pourriez m’orienter ?

    Mercie à l’avance
    André Prévost

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