La page La Clique Vidéo sur Facebook

Eh oui, quoi de mieux pour me pousser à garder le rythme de production, qu’en publiant les BD de La Clique Vidéo dans une page Facebook trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis!?

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« Tope-la sur la tronche » en québécois.

Rappelons que lors du dernier Festival de BD francophone de Québec, j’ai remporté le prix Jacques-Hurtubise pour encourager la nouvelle création en BD.  Il m’a été remis par Hélène Fleury, membre du jury et cofondatrice du magazine Croc.  Un chèque de mille dollars, gracieuseté de Brouillard Communication, m’a été remis par le sympathique Jean Brouillard, président et fondateur de la firme. 

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Les séries oubliées de Raymond Parent: Les Cyclones

Les Cyclones, une équipe du tonnerre, raconte les aventures d’un club de hockey du Québec.  Non seulement firent-ils leurs débuts dans Mic Mac no.1, ils sont en couverture. 

Eh oui, en même temps qu’il faisait Capharnaüm et Églantine et Magané, Raymond y dessinait également Les Cyclones.  Contrairement aux samedis précédents où je vous présentais des séries complètes, cette semaine je ne vous donne que le premier épisode.  ‘Faut dire que ce dernier fait sept pages.


J’ai toujours pensé que Lady Bong faisait référence à la toune disco Lady Bump.

L’équipe compte un 5e membre, Jean-Paul Bérubé alias « Jipi », que l’on nous présentera à la fin.  En attendant, place au hockey:







Et maintenant que ce match légendaire a pris fin, passons au gardien de but des Cyclones qui va nous présenter son équipement.


Cette fois ci, pas de Raymond Parent au scénario.  Dès le départ, la série est écrite par Claude Gervais et Mario Masson.  On pourrait être tenté de dire que Raymond Parent n’y fait « que » le dessin.  Ce serait une erreur.  Le style graphique délirant de Raymond est tout autant source de gags, sinon plus, que le texte. Même que souvent, dans certaines images, il sait rendre désopilant un texte aux gags moyens, sinon inexistants.  Par exemple, les tronches pas-possible des joueurs du Pacifique, le tableau de pointage rafistolé tout croche, l’air niais de Jipi buvant son crème soda cerise, ou encore Pit Casgrain dans la première page, le bâton de hockey sur l’oreille, qui pitonne une calculatrice alors qu’elle est à l’envers et débranchée.  

Ce premier numéro de Mic Mac aurait aussi bien pu porter l’étiquette « SPÉCIAL RAYMOND PARENT ».  La couverture + 1 page de Capharnaüm + 3 pages de Églantine et Magané + 7 pages de Les Cyclones, + un poster central ( que voici ↓ ) de Pit Casgrain dit Le Cérébral = 13 pages à lui tout seul.  Ou 14, si on tient compte que le poster central en occupait deux.

Pour le reste de la durée de vie de Mic Mac, Raymond y produira de 8 à 10 pages mensuellement.  Il signera egalement quatre des cinq couvertures.  Un vrai bourreau de travail.

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SAMEDI PROCHAIN, deux autres histoires des Cyclones.  
Il y sera question de l’équipement du hockeyeur moderne, et d’un match disputé en Russie.

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Les séries oubliées de Raymond Parent: Églantine et Magané

Cette semaine, je vous présente Églantine et Magané. Cette création de Raymond Parent fut publiée d’octobre 1979 à février 1980 dans les pages de Mic Mac, soit en même temps que son autre série Capharnaüm, qui fut le sujet de l’article précédent.

Églantine est une chasseuse un peu maladroite et influençable.  Magané est un canard à sale caractère.  Et voici comment ils se sont rencontrés.





Il a un sale caractère, est égoïste, hypocrite, fume le cigare.  Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est encore très loin de Bibop, l’autre canard de Raymond Parent. Magané semble avoir un côté canard-en-plastique, puisqu’il fait « POUET ♫ » dès qu’on lui touche la tête ou le bec, comme on peut le voir, le mois suivant, en couverture de Mic Mac no.2.

Dans ce numéro, la chasse au canard reprend, mais cette fois en compagnie de Magané.




Voilà une fin qui est un peu n’importe quoi. Il faut dire que, tout comme avec la série Capharnaüm, dès le second épisode, le scénario est co-écrit par Claude Gervais, rédacteur en chef de Mic Mac. 

Et c’est à partir du numéro suivant que la série subit trois changements.  Le premier: C’est fini, les histoires de trois pages.  On réduit ça à une seule.  Le second: Chaque épisode aura désormais un titre…


Et troisième changement, le plus malheureux selon moi: Abandon total du thème chasseuse / canard.  Leurs deux dernières aventures deviennent tellement génériques qu’elles auraient aussi bien pu mettre en vedette Capharnaüm et Petiboum que Laurel et Hardy, Pif et Hercule ou Black & Decker.


Pas la moindre idée de qui peut être Jean-Paul Vallon.  Une recherche Google avec ce nom ne me donne qu’un maire d’une communauté française nommée Lamastre. Je ne crois pas qu’il s’agisse de lui.




Si j’ai bonne mémoire, ce gag s’inspirait de l’actualité car il me semble que les journaux disaient que cet hiver-là, les snowbirds étaient déçus puisqu’il neigeait beaucoup en Floride, rapport à certains ouragans qui y avaient quelque peu détraqué la moyenne saisonnière.

Et c’est ainsi que prit fin la série Églantine et Magané après cinq aventures et neuf pages, soit trop peu pour être reprises en album.

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SAMEDI PROCHAIN, une autre série oubliée de Raymond Parent: Les Cyclones.

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Les séries oubliées de Raymond Parent: Capharnaüm

Pour bien des gens, Raymond Parent, c’est Bibop, Culbute, le Domaine Goul, Les Ravibreur… Cependant, il a aussi signé plusieurs séries beaucoup moins connues, publiées dans divers magazines, de 1978 à 1980.  Pourquoi sont-elles peu connues?  Principalement, à cause que la durée de vie de ces publications étaient courtes.  Par exemple, Mic Mac, le magazine des jeunes québécois n’a existé que cinq numéros mensuels, dont le dernier sortit avec trois mois de retard.  

Cette semaine, je débute une série d’articles visant à vous faire découvrir ces BD oubliées qui contenaient trop peu de pages pour être reprises en album.  Nous allons commencer avec les cinq pages de la série Capharnaüm, justement publiée dans Mic Mac en 1979 et 1980.

Capharnaüm? Que-c’est ça?
Voyons ce que Wikipédia a à dire au sujet de ce mot:  

Capharnaüm ou Capernaüm est un village de pêcheurs de l’ancienne province de Galilée, sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade (ou lac de Génézareth) au nord de l’État d’Israël. Sous la dynastie des Hasmonéens, ce village faisait de 6 à 10 hectares et sa population avoisinait les 1 700 personnes.

Ce mot est surtout utilisé pour qualifier un lieu de grande pagaille, renfermant beaucoup d’objets entassés pêle-mêle, un endroit en désordre, et par métonymie un amas de ces objets. 

Tiré de Mic Mac volume 1 numéro 1 paru en octobre 1979, voici donc Capharnaüm. Dès la première image de la première page, on comprends le choix d’un tel titre.




Vivre tout seul dans une soue à cochon, ce n’est apparemment pas suffisant comme source de gag.  Aussi, pour la seconde aventure de Capharnaüm, parue en novembre 1979, Raymond reçoit au scénario l’aide de Claude Gervais, rédacteur en chef de Mic Mac.  Novembre 1979. Celui-ci colle au héros de la série un compagnon / colocataire assez original. 




Étant donné que j’étais abonné à Mic Mac avant d’avoir lu mon premier Astérix, j’ai passé quelques années à appeler Petiboum le camp retranché romain de Petibonum.  Notez que dans l’avant-dernière image, Capharnaüm nous chante un couplet d’une toune de Boule Noire, Aimes-tu la vie?

Décembre 1979.  Quoi de mieux qu’une joyeuse BD imprégnée de l’ambiance réjouissante du temps des fêtes.  Hélas, cette troisième apparition est plutôt triste.




Janvier 1980.  Le thème de passer un triste temps des fêtes solitaire perdure.  Heureusement, cette fois, la fin est réjouissante.




Des extraterrestres? Comme ça? Sans raisons?  M’ouais!  À mon avis personnel, voilà une chute qui est un peu n’importe quoi.  Heureusement, le graphisme de Raymond, et surtout son soucis du détail, sauvent la situation.  C’est un délice de parcourir le capharnaüm de Capharnaüm. Le bordel de la cuisine et du frigo est particulièrement remarquable.

Enfin, pour le cinquième et dernier numéro de Mic Mac, Raymond le fait apparaître en couverture, en compagnie de son inséparable compagnon.

Et c’est sur cet ultime gag que prendra fin la série.



Hum…  Capharnaüm aurait des talents de bricoleur patenteux?  Voilà qui mettrait en contexte le fait qu’il soit aussi ramasseux que bordélique.  Hélas, juste au moment où la série semblait enfin avoir trouvé son thème, l’aventure Mic Mac prit fin, entraînant dans sa disparition Capharnaüm et Petiboum.

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SAMEDI PROCHAIN, une autre série oubliée de Raymond Parent: Églantine et Magané.

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Québec Héroïque: Super Syphon (1972)

Tout comme l’Implacable Sirac et Metal Head, Super-Siphon est un super-héros québécois plutôt méconnu puisque ses aventures furent publiées dans un journal local. Dans ce cas-ci, le journal Le Canada Français, ayant comme slogan L’Hebdomadaire de Longueuil. Son arrivée fut annoncée par cette vignette dans le numéro du 5 septembre 1972.

Contrairement à ses deux collègues héros en armures, que je mentionne plus haut, cette série, signée « Parizo » est une parodie du superhéroïsme. Voici donc la première page de ce qui semble être sa première aventure.


Eh bien oui, Super Syphon est un super-héros qui porte un débouche-bécosse en guise de cagoule car il a comme thématique le bol de toilette, ce qui est super-hilarant parce que c’est là où on fait caca, hahahahehihohu!  Du moins, c’est ce que j’en aurais pensé en 1972, puisque j’avais six ans à ce moment-là. 

En tout cas, cette BD commence avec une incohérence. On voit dans les premières images que l’agent a été tué en pleine rue par des créatures sortant d’une bouche d’égout, qui ont laissé son cadavre sur le trottoir.  Et ensuite le texte dit qu’il s’agit de gens disparus, et qui ont été vus pour la dernière fois aux toilettes.  L’auteur ne s’est pas fait chier sur son scénario.



Bon! Là, ce ne sont plus des meurtres ni des disparitions, ce sont des enlèvements. Branche-toé. torvisse!  Et tiens, il a un épisode précédent? Je ne l’aurais pas cru.  Enfin, continuons. 

Hon! Il va tomber dans les égouts et ainsi se retrouver dans d’la pisse pis d’la marde!  Qu’est-ce qu’on rigole!


Oh!? Un couteau? Du sang? On rit pu, là!  Par contre, je ne vois pas ce que ces créatures lui font subir dans la dernière case.  Avec le thème de la série, je pencherais pour une insertion surprise de poire à lavements.

Euh…  La page commence en disant qu’il s’est fait planter un couteau dans le dos, et ensuite les créatures parlent d’un coup sur la tête?  Vous l’avez vu recevoir un coup sur la tête, vous?  J’ai dû manquer une case en kek’part.

Assommé ou poignardé, toujours est-il que ça le rend temporairement crackpot.  Et lorsqu’il revient à lui, plus aucune mention de s’être fait planter un couteau dans le dos, ni explication sur comment il a bien pu s’en remettre.

Euh… Pourquoi est-ce qu’il parcourt le chemin à la Spider-Man avec son câble-siphon plutôt que d’y aller avec la Syphon-Mobile que l’on voit dès la première page?  Décidément, le scénario est aussi cohérent que le lettrage du titre de cette BD, qui change à chaque semaine. 

C’est à ça que l’on reconnait une BD de longue haleine: L’auteur peut se permettre de perdre une page avec un gag n’ayant absolument pas rapport avec l’histoire. Et on continue.

Ah!? Cette semaine, Parizo découvre les trames de gris.

En fait, non, personne ne saura jamais ce qui est advenu de Super Syphon.  Peut-être que l’éditeur trouvait cette série trop chiante.  Ou peut-être que Parizo en avait ras le bol de fournir sa page à toutes les semaines.  Toujours est-il que cette série n’aura durée que six pages en autant de semaines, avant d’avoir été flushée. Par conséquent, nous ne saurons jamais ce que signifient les initiales de l’organisation F.L.A.I.R. qui l’employait. Dommage!

 

 

 

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Batman rencontre les Beatles

Le 12 octobre 1969, l’animateur de radio Russ Gibb a lancé la rumeur comme quoi Paul McCartney serait mort en 1966 dans un accident de voiture, et que ce serait un sosie qui le remplacerait au sein des Beatles

Dans la seconde moitié des années 60, DC Comics cherche à rendre Batman plus populaire auprès des jeunes.  La série est donc modernisée: Bruce Wayne ne vit plus dans le Manoir Wayne sur un domaine isolé, mais bien dans un penthouse au centre-ville de Gotham.  Quant à Richard Dick Grayson alias Robin, il est étudiant à l’université et il réside sur le campus. C’est donc dans cet état d’esprit « hip », « in » et « now » que Frank Robbins, alors scénariste pour Batman, eut l’idée de piger directement dans l’actualité, en s’inspirant de la rumeur au sujet de Paul McCartney.  Le résultat: Batman 222, “Dead…Till Proven Alive!”, publié en juin 1970.

DC Comics ne pouvait évidemment pas utiliser les vrais noms.  Aussi, dans cette aventure, ils sont remplacés comme suit:

  • The Beatles = The Oliver Twists, ou The Twists (And Shout?)
  • Paul McCartney = Saul Cartwright
  • John Lennon = Glennan
  • Ringo Starr = Benji
  • George Harrisson = Hal

Voici donc l’histoire, en espérant que vous êtes fluents en Groovy, car ces cats sont far out:



Comme par hasard, qui donc se trouve à être l’un des plus importants actionnaires de Eden Records, la compagnie de disques des Twists?  Mais Bruce Wayne, bien entendu.






Non seulement Saul est celui qui ressemble le moins à son homologue des Beatles, il est le seul des Twists à ne pas s’habiller en Sergent Pepper’s. On dirait plutôt qu’il a dévalisé le placard du Doctor Strange.




















Les références aux Beatles.
La première est bien sûr leur ressemblance physique.  Ironiquement, bien que l’on reconnaisse parfaitement Ringo en Benji, John en Glennan et George en Hal, le moins ressemblant est Saul / Paul, soit le seul vrai Oliver Twist.

L’un des indices sur lesquels les fans des Beatles se basaient pour théoriser sur la mort de Paul: Il nous tourne le dos, sur la pochette arrière de Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band, histoire de cacher le fait qu’il s’agit d’un sosie.

En couverture, nous avons une reproduction quasi-exacte de cette pose:

Autre indice: En pochette de Abbey Road, il est le seul à être pieds nus. 

Toujours en couverture, même chose: L’un des Twists est pieds nus.  Blooper cependant, il s’agit ici de Glennan / Lennon et non Saul / Paul.

Autres références:

  • Glennan qui dit « Sure was a ball, Saul. Too bad it’s over. » en message caché à la fin de la chanson Summer Knights = John Lennon qui dit « I Buried Paul » en message caché à la fin de la chanson Stawberry Fieds Forever.
  • Apple Records = Eden Records.
  • Yellow Submarine = Pink Submarine.
    Le voyage en Indes des Beatles, leur rencontre avec le Maharachi Mahesh Yogi = le voyage des Twists aux Himalayas. 
  • La rumeur disant que Paul est mort dans un accident d’auto = La rumeur disant que Saul est mort dans un accident de moto.
  • Et bien sûr: Paul est mort. = Saul est le seul d’encore vivant.

Détail amusant: Le fait que Saul démarre un nouveau groupe nommé Phoenix n’est pas une référence à Paul qui démarre un nouveau groupe nommé Wings.  Il s’agit juste d’une coïncidence, puisque le scénario de la BD a été écrit en 1970, et que les Wings firent leurs débuts en 1971.

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Et à part de t’ça.
Lorsque je ne suis pas occupé à écrire au sujet des groupes british dans les comics américains, je fais de la bande dessinée québécoise.  Voyez ma série La Clique Vidéo sur la page Requin Roll, dont voici la planche numéro 11.


 

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Spécial Ciné-Cadeau III: Les 12 Bloopers d’Astérix

Les 12 Travaux d’Astérix et Astérix et Cléopâtre sont les dessins animés d’Astérix les plus connus et les plus aimés.  

Il faut dire que dans les deux cas, Albert Uderzo et René Goscinny furent directement impliqués dans la création, le scénario, la mise en scène et les dessins.  Voilà pourquoi il est aussi surprenant de voir le nombre détails étranges, illogiques et erronés que l’on peut retrouver tout le long du film Les 12 Travaux d’Astérix.  Par exemple:

1er BLOOPER : César a oublié l’existence de la potion magique.
Pourquoi César croit-il que si ces gaulois arrivent à tenir tête à la puissante armée romaine, c’est parce qu’ils sont peut-être des dieux?  Il le sait parfaitement, pourtant, que leur force surhumaine n’est due qu’à la potion magique du druide Panoramix.  Dans Astérix et Cléopâtre, qui se déroule chronologiquement avant Les 12 Travaux, il la connait bien, la potion. Même que dans le film, en envoie ses triplets mercenaires égyptiens saboter les travaux, en enlevant Panoramix et en renversant la marmite.

Remarquez, sans ce blooper, il n’y aurait pas eu de film pour commencer. 

2e BLOOPER : Obélix abandonne Idéfix au village sans la moindre explication.
D’habitude, Obélix insiste pour qu’Idéfix fasse partie des voyages. Ou alors, selon l’album, il le confie à Panoramix ou bien à Falbala. Ici, Obélix quitte le village, sans l’amener ni le confier à qui que ce soit, sans même y penser, ce qui ne lui ressemble pas du tout.

3e BLOOPER : En prenant de la potion magique, tout le monde est de force égale.
En attendant que la course commence, c’est ce qu’Astérix raconte à Mérinos le grec :

Et en effet, dans l’album Astérix aux Jeux Olympiques, on y voit la chose deux fois.

N’empêche que j’ai toujours trouvé ça illogique. Prenons, par exemple, le forgeron Cétautomatix. Nous savons tous qu’il est beaucoup plus fort physiquement que le barde Assurancetourix.  La preuve, il ne cesse de lui casser la gueule, sans avoir besoin de potion.

Pour l’argument, admettons que sans potion, Assurancetourix bench-press 100 lbs, et Cétautomatix 250. Panoramix l’a toujours dit, la potion magique décuple les forces. Alors s’ils prennent tous les deux de la potion, elle ne leur donnera pas une force égale.  Au contraire, Assurancetourix pourra soulever 1000 lbs, et Cétautomatix de 2500.

La preuve : Dans Astérix et Cléopâtre, Panoramix donne de la potion à Obélix pour lui donner un petit supplément de force, pour démolir la porte de pierre dans la pyramide. Si prendre de la potion amenait toujours tout le monde au même niveau de force physique, alors reprendre de la potion n’aurait pas augmenté celle d’Obélix.

4e BLOOPER : Oumpah-Pah existe en 50 avant Jésus Christ.
Oumpah-Pah est une autre série de BD du tandem Uderzo-Goscinny, dans lequel le personnage titre est un amérindien du 18e siècle. Alors ou bien il jouit d’une longévité exceptionnelle, ou alors nous voyons là un de ses ancêtres, qui se trouve à être son sosie.

5e BLOOPER : Cylindric le Germain est un expert en judo.
Lorsqu’il dit « Ch’ai fait un drès drès long foyage, ya!? » , il doit parler d’un voyage dans le temps, puisque le Judo n’existait pas avant 1882.

6e BLOOPER : Les clients d’Iris, le magicien venu d’Égypte.
Pourquoi quelqu’un irait délibérément se faire hypnotiser dans le but de se prendre pour un chat ou un oiseau? Non mais sérieux, là!?

7e BLOOPER : Les frites de Mannekenpix.
D’accord, je comprends, c’est pour faire un clin d’œil au cliché comme quoi les belges sont de grands consommateurs de frites.

Cependant, il s’agit d’un anachronisme, puisque c’est vers les années 1770 qu’Antoine Parmentier introduisit la pomme de terre en France.

8e BLOOPER : Obélix ne reçoit jamais son digestif.
Après avoir affronté (et apparemment dévoré) la bête, Obélix s’assoit à un café et commande un digestif. Le garçon lui répond que ça vient.

En attendant d’être servi, il écoute Caïus Pupus expliquer que l’épreuve suivante sera la maison qui rend fou. Puis, il se lève et suit Astérix, sans avoir été servi.

9e BLOOPER : L’huissier de la maison qui rend fou est sourd quand ça l’arrange.
Car en effet, lorsque le préfet lui parle, même à voix basse, il l’entend et le comprend parfaitement. Remarquez, c’est probablement ça le gag.

10e BLOOPER : Bien que les gaulois ont échoué une épreuve, le supposé-parfaitement-honnête Caïus Pupus l’inscrit comme étant réussie.
Au début de l’épreuve, Caïus Pupus leur a dit: « Il vous faut franchir ce gouffre, à l’aide de ce fil invisible que vous ne voyez pas, là-bas. » Or, à peine ont-ils traversé la moitié du gouffre sur le fil, qu’ils se laissent tomber à l’eau. Oui, ils ont franchi le gouffre. Mais ils l’ont fait à la nage et à l’escalade, et non à l’aide du fil invisible, tel que stipulé.

11e BLOOPER : Cléopâtre aide César à faire obstacle aux Gaulois.
Après tout ce qu’ils ont fait pour elle dans Astérix et Cléopâtre, pour l’aider à gagner son pari contre César, voilà qu’elle aide César contre les gaulois en fournissant les crocodiles pour l’épreuve du gouffre? Quelle ingrate!  Pas étonnant que les gaulois la punissent à la fin du film en la mettant à la cuisine, au service de César.

12e BLOOPER : La déclaration de Vénus / Aphrodite / Brigitte Bardot, au sujet de la lessive Olympe.

Qu’est-ce qu’elle en sait?  Elle n’en porte même pas, du linge!

Mais bon, comme le dit si bien Astérix lors du banquet final…

Ah!? Petit erratum.

Voilà qui est fait! Merci à Catherine Ferland, Historienne.

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Et à part de t’ça.
Lorsque je ne suis pas occupé à chercher des poux aux dessins animés européens, je fais de la bande dessinée québécoise.  Voyez ma série La Clique Vidéo sur la page Requin Roll, dont voici la planche numéro 10.


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